Modélisation

Principes:

La modélisation 3d est, d’ après moi, le procédé visant à numériser des objets ou des sujets (‘réels’ ou imaginaires).
Ce procédé en lui même est le moyen de créer un objet en 3d. On peut s’ y prendre de diverses manières, sachant qu’ un objet est composé à la base de volumes, eux mêmes composés de polygones, eux mêmes composés de segments (arêtes), et ces derniers composés de points.

Applications 3D:

On peut donc modéliser un objet point par points, ligne par ligne (segments ou arêtes), polygone par polygone (surfaces). C’ est ainsi qu’ une application 3D regroupe en général 3 modes: mode point, arête et surface.
Cinema 4D (Maxon), 3DS MAX (Autodesk), Maya, etc…

Formats:

En agençant ces éléments (points, arêtes et surfaces), on fini par obtenir un objet virtuel qui représente (la copie de) l’ objet réel, sous formes d’ informations numériques. Ces informations étant essentiellement les positions des points qui composent l’ objet, par rapport à eux même ou par rapport à un système d’ axe x,y,z (coordonnée relatives ou absolues).
L’ objet modélisé est finalement ‘compilé’, stocké dans un format ou un autre. Le plus couramment usité étant le format obj (objet). Il est le format commun à toutes les applications.
Cependant chaque application de modélisation possède son propre format, on le dit natif. La différence principale étant que le format obj est seulement lié à l’ objet modélisé lui même, aux coordonnées de tous ses points. Le format natif est quant à lui lié à son application d’ origine, et regroupe en général bien plus de données.
Cinema 4D: c4d – 3D Max: 3ds – etc

zBrush:

Est ce que zBrush est une application de modélisation ?

Oui, et depuis la r7 encore plus que jamais. Seulement avant la version r7 qui inaugure un outil et un pan dédié à la modélisation, le moyen utilisé pour modéliser se caractérisait par une approche originale et qui diverge des applications 3d ‘traditionnelles’. Le moyen principale utilisé étant la sculpture (3d).

Sculpture digitale:

La sculpture digitale est peut être plus ‘intuitive’, plus manuelle que la modélisation. Cette dernière revenant à agencer des points, arêtes, et surfaces les uns avec les autres.
La sculpture à l’ aide d’ outil dédiés (pinceaux ou brush), permet de modeler un volume jusqu’ à lui donner la forme désiré.

Textures et matériaux:

La modélisation, et après ? Après on peut continuer le processus de virtualisation en reproduisant, ou en créant, les couleurs (et détails de la surface) originales de l’ objet, sa (ses) texture(s), et les appliquer à cet objets (UVmapping). C’ est ainsi que le format obj contient non seulement la position de tous les points qui composent l’ objet, mais en plus peut contenir la ou les couleurs (et de détails) qui composent l’ objet (textures). Au sein des application on parle de matériaux, ces matériaux étant donc liés à leur application.

Simulation du monde réel et rendus:

Les applications 3D ne sont pas que des outils pour modéliser et reproduire un objet. En effet, une application 3D est en fait une simulation du monde réel physique (plus ou moins fidèle aux lois physiques). C’ est ainsi que l’ on peut utiliser des lumières (ombres) par exemple, des caméras (animations), de lois de la dynamique, etc…
Le but ultime étant de, à l’ aide d’ un moteur de rendu, créer une image finale (ou une suite d’ images = animation) plus ou moins réaliste, stylée, etc…
De ce point de vue, c’ est remarquable de voir le niveaux de réalisme qu’ il est potentiellement possible d’ atteindre avec ces applications 3d (moteurs de rendu).

Conclusions:

La modélisation et la sculpture digitale sont complémentaires et servent au même but: créer (ou reproduire) un objet en 3d. On utilise des applications 3d qui sont en fait des systèmes (complexes) qui regroupent divers aspects qui ont tous le même but: reproduire la réalité sous forme ‘virtuel’.
Cela implique nombres de sujets et de matières d’ intérêts liés à la réalité elle même: la physique, l’ optique, la dynamique, etc…
Mais aussi le coté ‘artistique’ au sens large, avec la mise en scène, la photographie, l’ esthétique, etc…
Sans parler des applications elles mêmes qui du coup, demandent une ‘étude’ de leur fonctionnement propre, etc…
Tout cela ouvrant la voie vers d’ autres matières tout aussi intéressantes que variées.

C’ est ce qui m’ a plu quand j’ ai commencé à m’ intéresser à l’ art digital en général, et à la 3D en particulier. La variété des matières traitées toutes en relation avec le réel (physique), et ayant pour but la création d’ images ou d’ animations au travers de la créativité personnelle.